Comprendre votre intervention et bien préparer votre retour
Les interventions sont réalisées à la Polyclinique Inkermann à Niort. Retrouvez pour chaque opération sa définition, ses principales indications, les suites immédiates et les conseils postopératoires.
Une information générale, à compléter avec votre chirurgien
Chaque situation est différente. Le Dr Tavassoli vous précise le geste prévu, ses bénéfices, ses alternatives, ses risques et les consignes adaptées à votre état de santé.
Comprendre votre opération
Les interventions expliquées
Ouvrez l’intervention qui vous concerne. Ces informations générales complètent l’entretien avec le chirurgien ; les consignes personnalisées remises lors de votre sortie restent prioritaires.
01Dents de sagesse · Adolescent ou adulteAvulsion des dents de sagesseVoir l’explication
Définition et déroulement
L’intervention consiste à retirer une ou plusieurs troisièmes molaires, sorties ou incluses dans l’os. Elle est réalisée par l’intérieur de la bouche, sous anesthésie locale ou générale selon le nombre de dents, leur position et le contexte. Une ouverture de la gencive, un fraisage limité de l’os, une séparation de la dent et des points de suture peuvent être nécessaires.
Dans quelles indications ?
Infections répétées autour d’une dent partiellement sortie, carie non restaurable, kyste, douleur, atteinte de la dent voisine, résorption, maladie parodontale ou indication orthodontique/chirurgicale sélectionnée. Une dent de sagesse saine et silencieuse n’est pas retirée systématiquement : l’indication repose sur l’examen et l’imagerie.
Suites immédiates habituelles
Douleur, gonflement des joues, difficulté à ouvrir la bouche et ecchymose sont habituels, avec un maximum fréquent vers le deuxième ou troisième jour. Une salive teintée de sang est possible durant les premières heures. Après une dent inférieure, une diminution de sensibilité de la lèvre, du menton ou de la langue peut rarement survenir.
Conseils postopératoires
Mordre la compresse selon les consignes et appliquer du froid sur la joue par périodes courtes. Pendant les premières 24 heures : ne pas rincer ni cracher vigoureusement, éviter tabac, alcool, paille, boissons chaudes et effort. Privilégier une alimentation froide ou tiède et molle, puis reprendre un brossage prudent. Utiliser seulement les antalgiques et bains de bouche prescrits.
02Oreille · Enfant ou adulteAérateurs transtympaniques (yoyos, diabolos)Voir l’explication
Définition et déroulement
Un petit tube est placé à travers le tympan afin d’aérer durablement l’oreille moyenne et, si nécessaire, d’en évacuer le liquide. Le geste est réalisé sous microscope, le plus souvent en ambulatoire.
Dans quelles indications ?
Otite séromuqueuse persistante avec baisse d’audition, otites moyennes aiguës répétées dans certaines situations, rétraction du tympan ou mauvaise ventilation de l’oreille moyenne.
Suites immédiates habituelles
Une gêne modérée, quelques sécrétions ou un écoulement légèrement sanglant sont possibles. L’audition peut s’améliorer rapidement. L’aérateur est ensuite expulsé spontanément après une durée variable.
Conseils postopératoires
Utiliser les gouttes uniquement si elles ont été prescrites. Ne rien introduire dans l’oreille. Respecter les consignes données pour l’eau, la baignade et les contrôles ORL : elles dépendent du type d’aérateur et du patient.
03Oreille · Enfant ou adulteMyringoplastieVoir l’explication
Définition et déroulement
Cette intervention ferme une perforation du tympan à l’aide d’une greffe, généralement prélevée près de l’oreille. Selon la technique, elle est réalisée par le conduit auditif ou par une courte incision autour de l’oreille.
Dans quelles indications ?
Perforation persistante responsable d’infections, d’une gêne lors des baignades ou d’une baisse d’audition. L’objectif est d’obtenir une oreille sèche, protégée et parfois une amélioration auditive.
Suites immédiates habituelles
L’oreille reste bouchée par un pansement interne. Une douleur modérée, un petit écoulement sanglant, des bourdonnements ou un bref déséquilibre peuvent survenir. L’audition n’est pas jugée avant la cicatrisation.
Conseils postopératoires
Garder l’oreille sèche, ne pas retirer le pansement interne, ne pas se moucher fortement et éternuer bouche ouverte. Éviter effort intense, avion et plongée jusqu’à l’autorisation du chirurgien.
04Oreille · Enfant ou adulteChirurgie de l’otite moyenne chroniqueVoir l’explication
Définition et déroulement
L’intervention assainit l’oreille moyenne et, si nécessaire, la mastoïde. Elle peut être associée à une reconstruction du tympan et de la chaîne des osselets. Le geste exact dépend des lésions observées.
Dans quelles indications ?
Écoulement chronique ou récidivant, perforation, poche de rétraction, cholestéatome ou atteinte des osselets menaçant l’audition et les structures voisines.
Suites immédiates habituelles
Un pansement obstrue le conduit. Une douleur modérée, des sécrétions sanglantes, une sensation d’oreille pleine, des acouphènes ou un déséquilibre transitoire sont possibles.
Conseils postopératoires
Protéger l’oreille de l’eau, ne pas toucher au pansement, éviter le mouchage forcé, le port de charges lourdes, l’avion et la plongée avant le contrôle. Les soins et rendez-vous postopératoires sont essentiels.
05Oreille · Enfant ou adulteOtospongiose : chirurgie de l’étrierVoir l’explication
Définition et déroulement
Le chirurgien remplace tout ou partie de l’étrier bloqué par une microprothèse afin de rétablir la transmission des sons vers l’oreille interne. L’intervention se fait par le conduit auditif.
Dans quelles indications ?
Surdité de transmission liée à une otospongiose confirmée, lorsque le bénéfice attendu de la chirurgie est jugé favorable par rapport à l’appareillage auditif.
Suites immédiates habituelles
Une oreille bouchée, des bourdonnements, un goût modifié et des vertiges transitoires peuvent apparaître. L’amélioration auditive est progressive après retrait du pansement et cicatrisation.
Conseils postopératoires
Éviter les efforts, les variations de pression, le mouchage forcé, l’avion et la plongée jusqu’au feu vert du chirurgien. Éternuer bouche ouverte et garder l’oreille sèche.
06Nez & sinus · Enfant ou adulteEthmoïdectomie endonasaleVoir l’explication
Définition et déroulement
Par les narines, sous contrôle endoscopique, le chirurgien ouvre les cellules ethmoïdales situées entre les yeux et retire les tissus qui obstruent les sinus. Il n’y a habituellement pas de cicatrice extérieure.
Dans quelles indications ?
Polypose nasosinusienne, sinusite chronique résistante au traitement médical, complications infectieuses ou certaines lésions des sinus.
Suites immédiates habituelles
Le nez est bouché, avec croûtes et écoulement sanglant modéré. Une fatigue, une pression faciale et une diminution temporaire de l’odorat sont fréquentes. Des mèches peuvent parfois être mises en place.
Conseils postopératoires
Faire les lavages de nez prescrits, ne pas se moucher fortement et éternuer bouche ouverte. Éviter efforts, chaleur, alcool et médicaments favorisant le saignement sauf prescription médicale.
Le drainage naturel du sinus maxillaire est élargi par voie endoscopique à travers la narine. Le chirurgien peut ainsi ventiler, nettoyer et surveiller le sinus.
Dans quelles indications ?
Sinusite maxillaire chronique ou récidivante, aspergillome, sinusite d’origine dentaire après traitement de la cause, kyste ou corps étranger du sinus.
Suites immédiates habituelles
Une obstruction nasale, des sécrétions sanglantes, des croûtes et une douleur faciale modérée peuvent survenir. Les lavages et nettoyages postopératoires participent à la cicatrisation.
Conseils postopératoires
Réaliser les lavages nasaux selon l’ordonnance, ne pas se moucher avec force et éviter sport intense, chaleur et port de charges lourdes pendant la période indiquée.
Cette chirurgie corrige à la fois la cloison et la forme de la pyramide nasale. Elle peut modifier les os, les cartilages et la pointe du nez pour améliorer la respiration et, lorsqu’il est prévu, l’aspect extérieur.
Dans quelles indications ?
Obstruction nasale liée à une déviation ou une déformation, séquelle de traumatisme, malformation, ou projet fonctionnel associé à une demande esthétique clairement discutée.
Suites immédiates habituelles
Une attelle externe et parfois des plaques internes sont posées. Le nez est bouché ; gonflement, ecchymoses autour des yeux, petits saignements et sensibilité sont habituels les premiers jours.
Conseils postopératoires
Dormir la tête surélevée, ne pas se moucher, éviter choc, sport, lunettes appuyant sur le nez et exposition solaire selon la durée donnée. Ne pas manipuler l’attelle.
La septoplastie redresse la cloison nasale en remodelant ou retirant ses parties déviées, tout en conservant son soutien. Le geste se fait habituellement par l’intérieur du nez.
Dans quelles indications ?
Obstruction nasale gênante liée à une déviation de cloison, parfois associée à des saignements, douleurs de contact ou difficultés d’accès aux sinus.
Suites immédiates habituelles
Le nez reste bouché plusieurs jours. Un écoulement sanglant modéré, des croûtes, une gêne et une baisse temporaire de l’odorat sont fréquents. Des plaques internes peuvent être laissées en place.
Conseils postopératoires
Effectuer les soins et lavages prescrits, ne pas se moucher fortement, éternuer bouche ouverte et éviter effort intense, chaleur et traumatisme nasal jusqu’au contrôle.
Le volume des cornets inférieurs est réduit en préservant autant que possible leur muqueuse, indispensable au réchauffement et à l’humidification de l’air.
Dans quelles indications ?
Obstruction nasale chronique due à une hypertrophie des cornets, insuffisamment améliorée par le traitement médical, notamment dans certaines rhinites.
Suites immédiates habituelles
Une obstruction, des croûtes, un écoulement légèrement sanglant et une sécheresse transitoire sont habituels. L’amélioration respiratoire apparaît après diminution de l’œdème et cicatrisation.
Conseils postopératoires
Faire les lavages réguliers prescrits, ne pas arracher les croûtes, éviter le mouchage forcé, la fumée, la poussière et les efforts intenses durant la phase de cicatrisation.
Les végétations situées derrière le nez sont retirées par la bouche. L’intervention est brève, réalisée sous anesthésie générale et le plus souvent en ambulatoire.
Dans quelles indications ?
Obstruction nasale avec respiration buccale, ronflement ou apnées, otite séromuqueuse, otites répétées ou infections nasopharyngées dans des situations sélectionnées.
Suites immédiates habituelles
Une gorge sensible, une mauvaise haleine, une voix plus nasale, un nez encombré, un peu de fièvre ou de sang dans les sécrétions peuvent survenir pendant quelques jours.
Conseils postopératoires
Faire boire souvent, proposer une alimentation facile à avaler et administrer uniquement les traitements prescrits. Respecter la durée d’éviction, de repos et les consignes de reprise scolaire données.
Les deux amygdales palatines sont retirées entièrement sous anesthésie générale. La zone opérée cicatrise à l’air libre au fond de la gorge.
Dans quelles indications ?
Angines bactériennes sévères et répétées, abcès, amygdales très volumineuses responsables de ronflement ou d’apnées, ou lésion amygdalienne suspecte.
Suites immédiates habituelles
La douleur de gorge peut être forte et irradier vers les oreilles. Un enduit blanc, une mauvaise haleine et une fébricule sont habituels et ne signifient pas une infection. Un saignement peut survenir immédiatement ou secondairement.
Conseils postopératoires
Donner les antalgiques aux horaires prescrits sans attendre la douleur, faire boire très régulièrement et adapter l’alimentation aux consignes remises. Ne donner ni aspirine ni automédication. Une surveillance adulte est nécessaire.
La majeure partie des amygdales est retirée, mais leur capsule et une fine couche de tissu sont conservées. Cette technique vise surtout à libérer le passage de l’air.
Dans quelles indications ?
Amygdales volumineuses responsables de ronflement, d’apnées obstructives ou de difficultés alimentaires. L’indication dépend du contexte infectieux et de l’examen de l’enfant.
Suites immédiates habituelles
La douleur et le risque de saignement sont généralement moindres qu’après une ablation totale, sans être nuls. Un enduit blanc, une mauvaise haleine et une douleur d’oreille réflexe restent possibles.
Conseils postopératoires
Maintenir une hydratation fréquente, une alimentation adaptée et les antalgiques prescrits. Respecter repos, surveillance et délai de reprise. Une repousse partielle du tissu amygdalien est possible à distance.
Le frein situé sous la langue est sectionné ou remodelé pour améliorer sa mobilité. Le geste peut être réalisé avec différents instruments selon l’âge et la situation.
Dans quelles indications ?
Frein réellement restrictif entraînant une difficulté fonctionnelle documentée : allaitement, mobilité linguale, alimentation, hygiène ou articulation, après une évaluation adaptée.
Suites immédiates habituelles
Une petite douleur, un gonflement, quelques traces de sang et une zone blanchâtre de cicatrisation sont possibles. La langue peut sembler plus mobile dès le réveil.
Conseils postopératoires
Suivre les consignes d’alimentation, d’hygiène et les éventuels exercices prescrits. Les manipulations de la plaie ne doivent pas être improvisées. Donner uniquement les antalgiques adaptés à l’enfant.
15Pédiatrie · EnfantKyste du tractus thyréoglosseVoir l’explication
Définition et déroulement
Le kyste médian du cou, son trajet et la partie centrale de l’os hyoïde sont retirés afin de diminuer le risque de récidive. Cette technique est appelée intervention de Sistrunk.
Dans quelles indications ?
Kyste confirmé, masse qui augmente de volume, épisodes infectieux, gêne à la déglutition ou fistulisation. L’intervention se fait de préférence hors période infectieuse.
Suites immédiates habituelles
Une douleur cervicale, un gonflement modéré et une gêne pour avaler sont possibles. Un drain peut être laissé temporairement. Une cicatrice horizontale est située au milieu du cou.
Conseils postopératoires
Suivre les soins de cicatrice, garder le pansement selon les indications et éviter les efforts ou jeux brusques jusqu’au contrôle. Reprendre l’alimentation et les activités selon l’ordonnance de sortie.
L’otoplastie remodèle les cartilages des pavillons pour corriger des oreilles décollées ou asymétriques. Les incisions sont habituellement placées derrière les oreilles.
Dans quelles indications ?
Déformation visible et stable des pavillons avec gêne exprimée par l’enfant. L’intervention doit correspondre à une demande comprise et acceptée par lui.
Suites immédiates habituelles
Un pansement modelant entoure la tête. Douleur, œdème, bleus, sensibilité ou petite asymétrie sont fréquents au début. L’aspect définitif n’est pas immédiat.
Conseils postopératoires
Porter le bandeau selon le protocole, dormir sur le dos et éviter tout choc, sport de contact ou manipulation des oreilles. Respecter les soins de cicatrice et les contrôles.
17Pédiatrie · EnfantSeptoplastie de l’enfantVoir l’explication
Définition et déroulement
La cloison nasale est redressée avec une technique adaptée à l’âge, en préservant autant que possible les zones de croissance et le soutien du nez.
Dans quelles indications ?
Obstruction nasale importante, déformation traumatique ou malformation retentissant sur la respiration, le sommeil ou la croissance faciale. L’indication est posée avec prudence chez l’enfant.
Suites immédiates habituelles
Le nez est bouché, avec écoulement sanglant modéré, gêne et croûtes. Des plaques internes peuvent être laissées quelques jours. L’enfant respire temporairement par la bouche.
Conseils postopératoires
Effectuer les lavages prescrits, ne pas se moucher avec force, éviter les jeux brutaux et le sport exposant à un choc. Ne pas manipuler les plaques ou le nez.
18Cou & glandes · AdulteSous-maxillectomie (exérèse de la glande sous-mandibulaire)Voir l’explication
Définition et déroulement
La glande salivaire sous-mandibulaire est retirée par une incision placée sous le bord de la mâchoire. Le chirurgien contrôle son canal et préserve autant que possible les nerfs voisins qui commandent la lèvre inférieure et la langue.
Dans quelles indications ?
Calcul profond ou volumineux inaccessible à un traitement conservateur, infections récidivantes, inflammation chronique malgré les traitements, ou tumeur bénigne ou maligne de la glande.
Suites immédiates habituelles
Un drain et un pansement peuvent être maintenus temporairement. Douleur cervicale, gonflement modéré et gêne pour avaler sont possibles. Une faiblesse de la lèvre inférieure ou une modification de sensibilité ou de mobilité de la langue peuvent être transitoires, plus rarement durables.
Conseils postopératoires
Respecter les soins de cicatrice et du drain, maintenir une bonne hygiène buccale, privilégier une alimentation facile à mâcher au début et éviter effort, port de charges et traction sur la plaie jusqu’au contrôle.
Une incision du cou permet d’explorer directement une masse ou une zone anormale, de réaliser une biopsie ou une exérèse et de contrôler les structures voisines. L’étendue exacte du geste dépend des constatations opératoires et de ce qui a été convenu avant l’intervention.
Dans quelles indications ?
Masse cervicale dont le diagnostic reste incertain, ganglion nécessitant une biopsie complète, lésion profonde non accessible autrement, suspicion tumorale, complication infectieuse ou nécessité d’explorer une zone cervicale après le bilan d’imagerie.
Suites immédiates habituelles
Une douleur et un gonflement modérés sont habituels. Un drain peut être laissé en place. Selon la zone explorée, une gêne à la déglutition, une voix fatiguée ou une diminution locale de sensibilité peuvent survenir. Les prélèvements sont adressés en analyse.
Conseils postopératoires
Surveiller la cicatrice et le drain, prendre les traitements prescrits, éviter les efforts et mouvements forcés du cou, et respecter le rendez-vous de contrôle destiné notamment à communiquer les résultats anatomopathologiques.
Une partie ou la totalité de la glande parotide est retirée. Le nerf facial, qui traverse la glande et commande les mouvements du visage, est identifié et préservé chaque fois que la maladie le permet.
Dans quelles indications ?
Tumeur bénigne ou maligne de la parotide, plus rarement infection ou maladie chronique sélectionnée. L’étendue de l’ablation dépend du diagnostic et de la localisation.
Suites immédiates habituelles
Un drain et un pansement sont souvent posés. Douleur, gonflement et diminution de sensibilité du lobule de l’oreille sont fréquents. Une faiblesse faciale peut être transitoire ou, plus rarement, durable.
Conseils postopératoires
Surveiller la mobilité du visage et la cicatrice, suivre les soins du drain s’il est maintenu, éviter efforts et traction sur la plaie. Protéger ensuite la cicatrice du soleil.
Une très fine caméra est introduite dans le canal d’une glande salivaire. Elle permet de diagnostiquer et parfois de retirer un calcul, dilater un rétrécissement ou laver le canal sans enlever la glande.
Dans quelles indications ?
Gonflements douloureux répétés pendant les repas, calcul salivaire, sténose ou inflammation chronique obstructive d’une glande sous-mandibulaire ou parotide.
Suites immédiates habituelles
La glande peut être gonflée et sensible, avec une petite gêne dans la bouche ou des traces de sang dans la salive. Un petit drain du canal peut parfois être laissé en place.
Conseils postopératoires
Boire suffisamment, assurer une bonne hygiène buccale et effectuer massage ou stimulation salivaire seulement selon les consignes. Ne pas manipuler un éventuel drain.
Le chirurgien retire un lobe ou toute la thyroïde par une incision basse du cou. Les nerfs des cordes vocales et les glandes parathyroïdes sont repérés et préservés autant que possible.
Dans quelles indications ?
Nodule suspect ou cancer, goitre volumineux ou compressif, hyperthyroïdie dans certaines situations, ou nodule responsable d’une gêne après bilan spécialisé.
Suites immédiates habituelles
Une gêne cervicale, une douleur à la déglutition et une voix un peu fatiguée sont possibles. Après thyroïdectomie totale, le calcium peut baisser et provoquer fourmillements ou crampes. Un drain est parfois utilisé.
Conseils postopératoires
Prendre exactement le traitement thyroïdien et/ou calcique prescrit, surveiller la voix et la cicatrice, éviter les efforts jusqu’au contrôle et réaliser les analyses demandées.
23Larynx & voix · AdulteCordectomie endoscopique au laserVoir l’explication
Définition et déroulement
Une partie plus ou moins étendue d’une corde vocale est retirée au laser par la bouche, sous microscope et anesthésie générale, sans incision extérieure.
Dans quelles indications ?
Certaines lésions précancéreuses ou cancers précoces limités au larynx. L’étendue de la résection dépend de la profondeur et de la localisation de la lésion.
Suites immédiates habituelles
La voix est rauque et parfois très faible. Une douleur de gorge, une toux, une gêne pour avaler ou quelques crachats sanglants peuvent survenir. La qualité vocale évolue avec la cicatrisation.
Conseils postopératoires
Respecter strictement la durée de repos vocal prescrite, bien s’hydrater, ne pas chuchoter, arrêter tabac et alcool, et suivre les mesures anti-reflux si elles sont indiquées. Les contrôles sont indispensables.
Sous anesthésie générale, le chirurgien examine successivement la cavité buccale, l’oropharynx, l’hypopharynx et le larynx, ainsi que l’œsophage et parfois la trachée ou les bronches selon l’indication. Des biopsies ou un geste limité peuvent être réalisés dans le même temps.
Dans quelles indications ?
Diagnostic et bilan d’extension d’une lésion suspecte ou d’un cancer ORL, recherche d’une seconde localisation, prélèvement d’une anomalie, exploration d’un symptôme inexpliqué ou traitement de certaines lésions accessibles.
Suites immédiates habituelles
Mal de gorge, voix rauque, gêne à la déglutition, petites traces de sang, douleur de lèvre ou sensibilité dentaire sont possibles. Les biopsies sont ensuite analysées au laboratoire.
Conseils postopératoires
Reprendre boisson et alimentation selon l’autorisation, privilégier temporairement des aliments tièdes et faciles à avaler, ne pas fumer et prendre uniquement les antalgiques prescrits.
25Gorge & sommeil · AdulteAmygdalectomie totale de l’adulteVoir l’explication
Définition et déroulement
Les deux amygdales sont retirées entièrement sous anesthésie générale. Les zones opérées restent visibles au fond de la gorge et cicatrisent progressivement.
Dans quelles indications ?
Angines sévères et répétées, abcès périamygdaliens, amygdales obstructives avec apnées ou gêne alimentaire, ou asymétrie/lésion suspecte.
Suites immédiates habituelles
La douleur est souvent importante pendant plusieurs jours et peut irradier vers les oreilles. Enduit blanc et mauvaise haleine sont normaux. Le risque de saignement existe le jour même et secondairement, notamment lors de la chute des croûtes.
Conseils postopératoires
Prendre les antalgiques régulièrement selon l’ordonnance, boire fréquemment, adapter l’alimentation aux consignes et éviter aspirine, automédication, tabac, alcool, effort et déplacement isolé pendant la période précisée.
26Gorge & sommeil · AdulteAmygdalectomie intracapsulaire de l’adulteVoir l’explication
Définition et déroulement
La partie obstructive des amygdales est retirée en conservant leur capsule et une mince couche de tissu. Le but principal est d’agrandir le passage de l’air.
Dans quelles indications ?
Hypertrophie amygdalienne contribuant au ronflement ou à un syndrome d’apnées obstructives du sommeil, après évaluation globale des sites d’obstruction.
Suites immédiates habituelles
La douleur et le risque hémorragique sont habituellement inférieurs à ceux d’une amygdalectomie totale, mais restent possibles. Gêne de gorge, enduit blanc, mauvaise haleine et douleur réflexe d’oreille peuvent survenir.
Conseils postopératoires
Respecter le traitement antalgique, l’hydratation, l’alimentation et la période de repos prescrits. Éviter tabac, alcool, aspirine et automédication. Un reliquat amygdalien persiste volontairement.
27Gorge & sommeil · AdulteEndoscopie sous sommeil induitVoir l’explication
Définition et déroulement
Une fibroscopie souple est réalisée pendant une sédation reproduisant le sommeil. Elle observe en temps réel les niveaux et les formes d’obstruction des voies aériennes supérieures.
Dans quelles indications ?
Syndrome d’apnées obstructives du sommeil ou ronflement lorsque l’on doit préciser le site d’obstruction, notamment avant une chirurgie ou une autre alternative à la pression positive.
Suites immédiates habituelles
Somnolence, nausée légère, nez ou gorge sensibles sont possibles. Il n’y a habituellement ni incision ni douleur importante. La sortie dépend de la récupération après sédation.
Conseils postopératoires
Être raccompagné et surveillé selon les consignes d’anesthésie. Ne pas conduire, boire d’alcool, utiliser de machine ni prendre de décision importante pendant la durée indiquée, généralement 24 heures.
28Larynx & voix · AdulteLaryngoscopie directe en suspensionVoir l’explication
Définition et déroulement
Un tube rigide est introduit par la bouche sous anesthésie générale pour examiner le larynx au microscope. Le chirurgien peut biopsier ou retirer une lésion des cordes vocales.
Dans quelles indications ?
Dysphonie persistante, lésion de corde vocale, polype, nodule atypique, leucoplasie, suspicion tumorale ou nécessité d’un geste précis inaccessible en consultation.
Suites immédiates habituelles
Mal de gorge, voix rauque, petite toux, traces de sang et gêne de langue ou de dents peuvent survenir. La voix peut être temporairement moins bonne avant de s’améliorer.
Conseils postopératoires
Suivre le repos vocal prescrit, ne pas chuchoter, s’hydrater, éviter tabac, alcool, raclement de gorge et efforts vocaux. La reprise de la voix peut nécessiter une rééducation orthophonique.
29Face & peau · Adulte ou enfantExérèse d’une tumeur cutanéeVoir l’explication
Définition et déroulement
La lésion de peau est retirée avec une marge adaptée puis adressée en analyse. La fermeture peut être directe ou nécessiter un lambeau, une greffe, voire une reconstruction en plusieurs temps.
Dans quelles indications ?
Tumeur cutanée suspecte ou confirmée, lésion évolutive, ulcérée ou récidivante, ou exérèse diagnostique lorsque la nature de la lésion doit être précisée.
Suites immédiates habituelles
Douleur, gonflement, ecchymose et petit suintement sont possibles. Un pansement compressif ou un drain peut être utilisé. Le résultat définitif dépend de l’analyse anatomopathologique.
Conseils postopératoires
Respecter les soins de pansement et de cicatrice, éviter traction et effort sur la zone, ne pas mouiller la plaie avant l’autorisation et protéger durablement la cicatrice du soleil.